Dîner-vente Arqana Trot Prix d’Amérique 2017

Comme tous les ans, quelques jours avant le prestigieux Prix d’Amérique, a lieu les ventes aux enchères de chevaux et parts d’étalons à l’hippodrome de Vincennes. Dans ce cadre, la société Arqana qui régit les ventes de trotteurs, organise un dîner-vente durant lequel les participants peuvent enchérir et acquérir des lots. Il est légitime de penser que lors d’un tel événement, les participants, professionnels des courses et investisseurs, seront choyés et mis dans de bonnes dispositions pour dépenser leur argent. Ne nous cachons pas que l’objectif d’Arqana, comme toutes les sociétés de ventes aux enchères, est de vendre au plus haut pour maximiser ses commissions.

Un accueil moyen

À quelques minutes du début des ventes, vrombissent encore le moteur des aspirateurs. Bon, après tout, pourquoi pas, soyons magnanimes. Un peu de retard peut arriver à tout le monde. Enfin… surtout à ceux qui ne s’y prennent pas à l’avance. Patientons en allant boire un verre au petit bar à l’entrée. Encore faut-il que celui-ci soit ouvert. En retard également. Quand le personnel du bar est enfin prêt à servir c’est évidemment la cohue. De quoi décourager les plus motivés.

Le repas

N’ayant plus le temps de nous attarder à l’apéritif et les ventes ayant commencées, nous sommes invités à rejoindre la table du dîner. Vu la température ambiante, nous préférons garder notre manteau. Le balai des serveurs commence et une coupe de champagne nous est offerte. La dynamique du service est en place et les plats s’enchaînent. Pendant ce temps, les chevaux défilent et les ventes suivent leur cours.

  • L’entrée : une terrine bœuf cuit. Correct, mais pas de quoi se taper le cul par terre. Le traiteur ne prend pas de risque.
  • Le plat : encore du bœuf façon pot-au-feu avec des petits (très petits) légumes sautés. Bienvenue en classe économique.
  • Le fromage : une honte. Un cube de Bleu pasteurisé, froid et dénué de goût. Même un mini-babybel aurait été meilleur.
  • Le dessert : pire ! Un gâteau moelleux, type savarin, surmonté de chantilly industrielle et accompagné d’une sauce épaisse à la mangue.
  • Le café : absent !!! L’équipe nous annonce qu’il y a un problème avec le café et qu’il ne sera pas possible d’en avoir un pour terminer le repas. Force d’insistance, nous finîmes tout de même par en avoir un. Quant au thé, impossible de s’en procurer.
  • Boisson : vin et eau en supplément.

Nul besoin d’être un fin gastronome pour dire que le repas était médiocre. À 60€, je le dis sans réserve, c’est tout simplement se foutre de la gueule du monde. En plus, il n’y a rien de pire que de dîner dans le froid.

L’après-vente

Après un repas (dont on ne se souviendra pour sa médiocrité), il est toujours agréable de terminer la soirée autour d’un verre. Sympa, on vous sert tout en vous invitant à quitter les lieux. En même temps, chauffage coupé, vous n’avez pas d’autre envie que de rentrer chez vous.

Je rappelle les quelques mots présents sur le site internet d’Arqana :

Dans un environnement en perpétuel développement, ce rapprochement a pour objectif de mettre en commun les ressources des deux agences, créer une force commerciale unique afin de proposer des ventes servant au mieux les intérêts des professionnels et de conquérir de nouveaux marchés, à l’étranger notamment.

Conquérir de nouveaux marchés, à l’étranger notamment ??? Dans un événement de cette ampleur qu’est le Prix d’Amérique, c’est vraiment dommage de ne pas dynamiser cette soirée comme elle devrait l’être. Beaucoup d’étrangers sont présents. C’est un événement festif ou tout le monde vient pour faire des affaires mais aussi pour se rencontrer et s’amuser.

En revanche, la vente aux enchères est bien orchestrée, le personnel souriant et sympathique. Le spectacle est bel et bien là, c’est dommage. En espérant qu’à la lecture de ce billet d’humeur, Arqana puisse s’améliorer l’année prochaine dans le choix de ses prestataires. Rendez-vous en 2018 !

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